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Contrat corridors Vesancy-Versoix : le bilan à mi-parcours

Contrat corridors Vesancy-Versoix : le bilan à mi-parcours

Signé en février 2014 pour cinq années, le contrat transfrontalier « corridors Vesancy-Versoix » a pour objectif de maintenir les sites les plus riches en bioversité, de sauvegarder les corridors biologiques et de sensibiliser le public à ces différents enjeux. Il vise également à rétablir, à l’échelle de notre territoire, toutes les conditions permettant le maintien durable du patrimoine naturel.

Porté par la Communauté de communes du Pays de Gex, Régionyon et la canton de Genève, ce contrat  associe également 24 structures dans la mise en œuvre de son programme d’actions.  Le soutien financier est apporté par l’Europe, la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée & Corse, et le département de l’Ain en France ; pour la Suisse, par la République et canton de Genève, l’Etat de Vaud, le Conseil régional du district de Nyon et la fondation Phragmite.

À mi-parcours, les structures porteuses viennent de dresser un bilan.

Trois ans après sa mise en œuvre, l’avancement moyen du contrat est estimé à 50 %, avec un budget respecté (environ 4 millions d’euros et 5,3 millions de CHF). Au niveau des actions, 35 sont en cours, 6 sont terminées, 7 seront lancées prochainement. Renaturer le Grand Journans et sa ripisylve, sensibiliser sur la faune nocturne et la pollution lumineuse, étudier le passage des batraciens sur les routes de Sauverny et des Douves en sont quelques exemples.

Ce bilan révèle plusieurs paramètres : le succès de la coordination franco-valdo-genevoise, l’implication forte des porteurs du projet et des maîtres d’ouvrage (collectivités et associations), ainsi que l’intérêt d’un outil fédérant les acteurs.

Les corridors biologiques nécessaires aux espaces naturels.

Indispensables à la faune pour se déplacer, se nourrir, se reproduire ou migrer, les corridors biologiques relient des espaces naturels entre eux. La flore peut également y disséminer ses graines. Ces passerelles naturelles contribuent non seulement à la richesse du paysage mais aussi à la qualité de notre cadre de vie.

L’urbanisation, le développement des axes de transport ainsi que l’intensification de l’agriculture modifient le paysage naturel du territoire. Les animaux sont contraints de vivre sur des territoires morcelés avec des risques de mortalité accrus lors de leurs déplacements. Tout ceci entraîne l’extinction des populations isolées et localement la disparition de certaines espèces. Le fonctionnement d’écosystèmes entiers s’en trouve perturbé.

 

Zoom sur une action emblématique : la restauration des marais de la Versoix

Les cantons de Genève et Vaud, le Conservatoire d’Espaces Naturels et la Communauté de communes du Pays de Gex œuvrent de concert pour restaurer les marais de la Versoix, un vaste site emblématique situé à la confluence des trois territoires.

D’une grande richesse, cet espace  héberge des martins-pêcheurs, des castors et des plantes aquatiques remarquables. Il représente  non seulement une des perles du patrimoine naturel du bassin genevois mais aussi un point de connexion pour les espaces naturels. Dans le cadre du contrat corridors Vesancy-Versoix, de nombreuses actions sont mises en œuvre de part et d’autre de la frontière pour favoriser les espèces qui y vivent : aménagements de plans d’eau pour les batraciens ou les oiseaux d’eau, lutte contre les espèces exotiques qui envahissent les marais, fauche et pâturage des prairies humides… Les visiteurs qui parcourent ces lieux peuvent d’ores et déjà apprécier un espace transfrontalier exceptionnel et, plus que jamais, propice à la découverte de la nature.

 

© Conservatoire d’Espaces Naturels Rhône-Alpes